Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Images aléatoires

Album photos

Mercredi 7 juin 2006

Abou Bakr As-Siddîq

 

Il se nomme 'Abdoullah Ibn Abi Qouhafa 'Othman Ibn 'Amir. Il est né environ trois ans après l'année de l'éléphant.

 

Avant sa conversion

 

Il faisait partie des notables du peuple de Qouraych et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.

 

Sa conversion à l'Islam (-13 H. ; 37 ans)

 

Abôu Dardâ  a rapporté que le Messager d'Allâh  a dit : "N'allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon ! N'allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit : " Ô peuple, je suis le Messager d'Allâh auprès de vous ! Vous m'avez répondu : " Menteur ! ", sauf Abou Bakr qui, lui, m'a cru !". (al-boukhâri)

 

Le Prophète  a dit : "Quand j'ai invité les gens à embrasser l'Islam, tous on pris un temps de réflexion et d'hésitation, excepté Abou Bakr : il ne s'est pas retenu, et n'a pas hésité ! " (Ibn Ishaq)

 

'Alî Ibn Abî Tâlib  a rapporté qu'Abou Bakr a été le premier homme musulman. (Ibn 'Asâkir)

 

Son émigration vers Médine en compagnie du Prophète  (1 H. ; 51 ans)

 

Dès que le départ du Prophète  fut signalé, les Qoraïshites se lancèrent sur ses traces et Aboutirent à l'entrée d'une grotte où le Prophète et son compagnon Abou Bakr s'étaient réfugiés... Allâh troubla les Qoraïshites : les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n'était pas fréquentée. Plus bas, dans la grotte, Abou Bakr dit à son ami Muhammad : "Si l'un d'eux regarde sous ses pieds, il nous verra..."
Et le Prophète de répondre :
"Que penses-tu de deux [personnes] dont Allâh est le troisième ?"

 

Il participa à la bataille de Badr (2 H)

 

Récit de la mort du Prophète et discours d'Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

 

'Orwa Ibn Zoubayr, qu'Allâh les agrée, rapporte : Abou Bakr  revint alors du Sonh sur sa monture et s'arrêta devant la porte de la mosquée. Il vint, affligé et attristé, et demanda la permission d'entrer dans la maison de sa fille Aïcha  et elle l'autorisa à entrer. Il entra, le Messager d'Allâh  était mort sur son lit et ses femmes étaient autour. Elles voilèrent leurs visages et se cachèrent d'Abou Bakr sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager d'Allâh et se pencha sur lui en l'embrassant et en pleurant. Il dit : "Ce que prétend Ibn Al-khattab est faux. Le Messager d'Allâh  est bien mort, par celui qui tient mon âme dans sa main! Miséricorde d'Allâh sur toi, Ô Messager d'Allah! Tu es si bon, vivant et mort". Puis il le couvrit de son habit et sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar  s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s'assirent et écoutèrent.
Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Allâh puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Allâh puissant et glorieux. Allâh élevé a dit :
{Mouhammad n'est qu'un messager - des rs avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Allah; et Allâh récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).
-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Allah! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!

 

Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour

 

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, qu'Allâh les agrée, rejoignirent les ançars.
Abou Bakr dit : "Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Allah! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre. Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!
- Non, répondirent-ils.
- Pourquoi donc? questionna 'Omar.
- Nous craignons d'être défavorisés.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".
'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".
Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, qu'Allâh l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le
{Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous!"

 

Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 61 ans)

 

Anas  raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar  le lendemain de la mort du Messager d'Allah, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager d'Allâh vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Allâh a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Allâh a guidé Mouhammad  et Abou Bakr est le compagnon du Messager d'Allâh et le {Deuxième de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".
Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

 

La tentative de démission

 

Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr  s'assit tristement dans sa maison. 'Omar  entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager d'Allâh
 a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.

 

Aboul Jahhaf rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr  il s'enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : "Musulmans! J'ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez". À chaque fois, 'Ali Ibn Abou Talib  lui répondait : "Nous n'acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager d'Allâh  t'a placé à l'avant, qui donc te fera reculer?"

 

L'une des premières choses qu'il fait en tant que calife est de régler les dettes que le Prophète  n'a pu faire de son vivant (11 H. - 61 ans)

 

Selon Jâbir , le Messager d'Allâh  lui a dit : "Si les contributions du Bahrayn arrivaient, je t'en donnerais telle et telle chose". Mais l'or du Bahrayn n'arriva pas jusqu'à la mort du Prophète . Quand cet or arriva enfin, le calife Abou Bakr   cria à haute voix : "Que celui qui a une promesse du Messager d'Allâh  ou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous".
Je vins à lui et lui dis :
"Le Prophète  m'a dit ceci et cela". Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu'elle représentait cinq cents (dinars ou dirhams).
Il me dit :
"Prends-en encore le double". (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

La bataille de Mouta

 

La première affaire que mena à bien Abou Bakr fut d'envoyer 'Ousama Ibn Zayd accompagné d'une légion, avec l'ordre de se rendre du côté des terres de Mouta, là où mourut martyr son père Zayd Ibn Haritha.

 

La compilation du Coran à l'époque de Abou Bakr

 

Zayd Ibn Thâbit raconte : "'Omar était motivé à cause du nombre important de Houffadh (personnes ayant mémorisés le Coran) décédés. Déjà, à l'époque du Prophète , environ soixante-dix d'entre eux avaient déjà été fait martyrs à Bi'r Ma'ouna. Et plus tard, à l'époque de Abou Bakr , une expédition à Yamama contre les apostats coûta la vie à un nombre identique de houffadh (en l'an 12 de l'hégire). Tout ceci fit réfléchir 'Omar qui essaya de convaincre Abou Bakr avec succès". (Al-Boukhâri)

 

Lorsque 'Omar lui pria de porter une attention particulière à ce projet, il lui répondit : "Comment puis-je accomplir une chose que le Prophète n'a jamais fait ?" Cependant, lorsqu'il réalisa la sagesse et le besoin d'entreprendre un tel acte, il se résolut à le faire et soutint Zayd qui était lui-même hésitant.

 

C'est pour cette raison que Abou Bakr s'est adressé à lui en ces termes : "Tu es un jeune homme intelligent. Nous ne doutons pas de ton intégrité. De plus, tu écrivais les versets révélés au Prophète ".

 

La bataille de Dhât As-Salâsil (12 H. - 62 ans)

 

Dhât As-Salâsil fut la première grande confrontation armée entre les musulmans et les troupes de la Perse, sous le premier calife.

 

Son empoisonnement par les juifs de Khaybar (12 H. ; 62 ans)

 

Tabari a rapporté dans son Tarikh qu'Abou Bakr avait été invité à un repas par un des principaux chef de la communauté juive de Khaibar ; le calife se trouvait à table avec Al Harith Ibn Khalada, qui était le médecin réputé des Arabes et on leur présenta un plat de riz.

 

Abou Bakr en mangea une bouchée, Al Harith en prit de même une bouchée mais la rejeta aussitôt en s'écriant : "Il y a dans ce riz un poison qui tue au bout d'une année !"

 

La désignation de 'Omar comme successeur au califat (13 H. ; 63 ans)

 

Lorsque Abou Bakr fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de lui Talhah, 'Outhman Ibn 'Affan, 'Abdou r-Rahman Ibn 'Awf ainsi que d'autres parmi les grands compagnons et il les informa qu'il voyait 'Omar Ibn Al-Khattab comme calife. Ils approuvèrent cela et firent l'éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa que 'Oumar serait son successeur. Il leur ordonna de l'écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela 'Outhman Ibn 'Affan et lui dit : "Ecris !" puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager d'Allâh , ce qu'il fit. Ensuite 'Outhman sortit avec le pli et le lut aux gens. C'est alors qu'ils prêtèrent serment à 'Omar Ibn Al-Khattab et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.

 

Sa mort (13 H ; 63 ans)

 

Sa maladie survint le lundi sept du mois de Joumâdâ en l'an 13 de l'Hégire, dura 15 jours, et il mourut le mardi à l'heure de la prière du soir, huit jours avant la fin du mois. Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours (ou sept jours de moins).

 

Ce qu'Abou Bakr dit au moment de sa mort à 'Abdarrahmân Ibn 'Awf

 

'Abdarrahmân Ibn 'Awf rapporte : Abou Bakr, As-Siddiq me dit au moment de sa mort : "Je ne regrette rien à part trois choses que j'ai faites, et j'aurais voulu ne pas les avoir faites, et trois autres choses que je n'ai pas faites, et j'aurais voulu les avoir faites, et trois autres choses que j'aurais voulu demander au Messager d'Allah, prière et paix sur lui".
Parmi ces choses, il dit :
"J'aurais voulu, le jour de la cour des Banou Sa'ida, lancer le califat à l'un de ces deux hommes : Abou 'Oubayda ou 'Omar. Il aurait était émir et j'aurais été ministre".
Il dit aussi :
"J'aurais voulu, quand j'ai envoyé Khalid au Chèm, envoyer 'Omar en Irak. J'aurais ainsi étendu mes mains à droite et à gauche dans la voie d'Allah. Quant aux trois que j'aurais voulu demander au Messager d'Allâh j'aurais voulu lui demander à qui doit revenir le califat, ainsi personne ne le disputera au calife. J'aurais aussi voulu lui demander si les ançars y ont droit. J'aurais enfin voulu le questionner sur l'héritage de la tante maternelle et de la nièce par la soeur, car j'ai un doute là-dessus".

 

Alors qu'Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille 'Aicha  qui était affligée :
"Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt :
{Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)
Abou Bakr dit ensuite : "Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort !".

 

Le lavage de son corps et son enterrement

 

Sa femme Asma Bint 'Oumaïss et son fils 'Abd Arrahman se chargèrent du lavage rituel de son corps.

 

Selon At-Tabari 'Omar Ibn Al Khattab ordonna qu'on l'enterra immédiatement. Il fut enterré à côté de la tombe du Prophète d'Allâh dans la chambre personnelle (chouqqa) du Messager d'Allâh . 'Omar, Talha et 'Abd Arrahman (le fils d'Abou Bakr) descendirent dans la tombe et y placèrent le corps.

 

Sa description physique

 

Il était blanc de visage, le corps fin, le front proéminent.

 

Ses mérites

 

On rapporte au sujet de Abou Moûsa Al-Ach'ari qu'il dit : "Je serai aujourd'hui le portier du Messager d'Allâh ".
A ce moment arriva Abou Bakr
qui poussa la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "Abou Bakr".
Je lui dis : "Attends un peu".
Puis je m'en allai et dis : "Ô Messager d'Allâh! Voilà Abou Bakr qui demande l'autorisation d'entrer".
Il dit :
"Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis".
Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager d'Allâh t'annonce le Paradis". (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Le Messager d'Allâh a dit : "S'il m'avait été permis d'avoir pour ami intime quelqu'un d'autre que Allâh, cela aurait été Abou Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon". (al-boukhâri)

 

Le Prophète a dit : "Abou Bakr et Omar seront les guides de tous les hommes adultes au Paradis : du premier au dernier ; sauf les Prophètes et Allah". (Tirmidhi, Ibn Mâja, Ibn Sa'd, Ahmad)

 

Le Messager d'Allâh

par fatima publié dans : Biographie
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

annuaire de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus