‘Ali
Il se nomme Abou l-Haçan 'Ali Ibn Abi Talib […] C'est le cousin paternel du Messager d'Allah. Sa mère est Fatima Bint 'Asad Ibni Hachim. Il est né dix ans avant que le Prophète
Son enfance
Tabari, nous dit que, voyant toutes les difficultés dans lesquelles Abû-Talib se trouvait à cause de la famine pour entretenir une grande famille, Muhammad se rendit chez `Abbâs, un autre oncle, qui était plus riche, et lui dit : "Abou Tâlib a beaucoup de difficultés en ce moment; il serait charitable de prendre un de ses enfants chez toi, comme moi je vais le faire". Ja'far fut ainsi adopté par `Abbâs, et `Alî par Muhammad.
Il fut éduqué entre les mains du Prophète et dans sa maison. Il était surnommé "Haydara" comparativement au lion mais le Prophète l'avait surnommé "Abou Tourab" le père de la terre, c'est le surnom qu'il préférait.
Sa conversion
Il est le premier à être entré en Islam après Khadijah alors qu'il était jeune.
Son assistance au Prophète
'Ali
Personne n'accepta l'invitation, et j'ai ('Ali) dit : "Ô Messager d'Allâh, je serai votre assistant".
Il a tenu mon cou et leur dit : "Celui ci est mon frère, mon exécuteur testamentaire, mon successeur parmi vous. Ainsi écoutez-le et obéissez-lui".
Ils rirent et dirent à Abou Talib : "Il (Muhammad) vous a commandé d'écouter votre fils et de lui obéir"". (Tabari, Ibn Athir 2/62, Ibn Asakir 1/85, As-Souyouti dans Durr al-Manthur 5/97, al-Bayhaqi dans Dalail al-Nabawiya 1/428 et 430, et Ibn Ishaq)
Son remplacement du Prophète
Lorsque le Prophète fit l'Hégire de La Mecque à Médine, il ordonna à 'Ali de passer la nuit dans son lit, de rester là-bas trois jours pour rendre à leurs propriétaires les dépôts confiés au Prophète et de le rejoindre ensuite à Médine. Il émigra de La Mecque à Médine à pied.
Son mariage avec Fâtima (2 H. ; 21 ans)
'Ali
Le Prophète
'Ali
"Oui" répondit 'Ali
Ses enfants avec Fâtima
Il eut d'elle 4 enfants : al Hasan, al hussein, zaynab al kubra, et oum kalthum al kubra.
Il n'épousa aucune autre femme durant la vie de Fâtima
- Il épousa également une esclave qui lui donna une fils [oum walad] (1 fils, muhammad al asghar)
Il participa à la bataille d'Ouhoud (3 H ; 22 ans)et il a également été chargé d'intercepter une lettre lors de la conquète de la Mecque (8 H ; 27 ans)Il est ensuite choisi pour garder Médine pendant la bataille de Taboûk (9 H ; 28 ans)
Son pélerinage
En revenant de TAbouk, le Prophète
Il est rapporté que 'Ali
L'hommage que lui rends le Prophète
Dans son pèlerinage d'adieu, et en la présence de plus de cent mille pèlerins au lieu dit de Ghadir Khum, le Messager d'Allâh
Les gens ont pleuré et ont répondu : "Oui, Ô Messager d'Allâh".
Alors le Prophète
Ce qui se passa entre 'Ali et Abou Soufyân au sujet du califat d'Abou Bakr (11 H)
Souwèyd Ibn Rafla
'Ali répondit : "Non, par Allah! Je ne veux pas que tu lui envoies une troupe immense de cavaliers et de soldats. Si nous n'avions pas considéré qu'Abou Bakr en était digne, nous ne l'aurions pas laissé prendre le pouvoir. Abou Soufyân! Les croyants sont des gens qui se veulent le bien et qui sont compatissants les uns avec les autres, même si leurs demeures et leurs personnes sont éloignées. Les hypocrites, par contre, sont des gens qui se trompent les uns les autres même si leurs demeures et leurs corps sont proches. Nous avons prêté serment à Abou Bakr et il en est digne".
Sa désignation au poste de calife (35 H. ; 55 ans)
Lorsque 'Othman Ibn 'Affan, que Allâh l'agrée, fut assassiné, Talha, Az-Zoubayr et la plupart des Emigrants (Al-Mouhajiroun) et des Partisans (Al-Ansar) se réunirent et vinrent auprès de 'Ali lui prêter serment. Le premier à lui prêter serment fut Talha, puis Az-Zoubayr et le reste des gens, et il fit après le serment un discours pour les gens, les conseilla, puis rentra chez lui. Ceci eut lieu le jeudi, cinq jours avant la fin de dhou l-hijjah, la trente-cinquième année de l'Hégire.
Il racontera à des hommes venus le questionner sur ce qui s'était passé : "Des gens ont attaqué cet homme ['Othmân] et l'ont tué; j'étais à l'écart d'eux; puis ils m'ont nommé dirigeant; n'était la crainte pour [l'avenir de] l'Islam, je n'aurais pas accédé à leur demande". (Fath Al-Bâri 13/72)
Le jugement des meurtriers de 'Othmân
La discorde va naître de la divergence quant à l'attitude à adopter face aux meurtriers de 'Othmân. C'est un droit des parents de la victime que de réclamer aux autorités que les meurtriers de leur parent soient jugés et exécutés. Malheureusement Alî n'a pour le moment pas les moyens de juger les insurgés et de leur appliquer le talion. En effet, il sent bien qu'appliquer le talion en pareilles circonstances risque de provoquer un embrasement généralisé; il pense donc laisser les choses se calmer et juger plus tard les meurtriers (Fath Al-Bâri 13/107)
Quelques mois passent ainsi. C'est cette absence d'application du talion qui va être mal interprétée par d'illustres personnages : Aïcha, Talha, Az-Zoubayr, Mu'âwiya, Amr Ibn al-As, lesquels vont d'autant plus se méprendre sur les intentions de Alî du fait que les insurgés lui ont massivement fait allégeance, le soutiennent et évoluent dans son entourage.
La bataille du chameau (36 H.)
Dans la ville de La Mecque, où ils se sont rendus, Talha et Az-Zoubayr vont rencontrer Aïcha, qui y était allée pour le pèlerinage. Ils ne comprennent pas les intentions de Alî et - en toute bonne foi - croient que c'est parce que les insurgés le soutiennent qu'il refuse de leur appliquer le talion. A la tête de tout un groupe, ils partent donc de La Mecque pour l'Irak - pour la ville de Bassora précisément -, pensant y appeler les gens à soutenir leur demande de l'application du talion. (Fath Al-Bâri 12/354, 13/71).
Quand il apprend la nouvelle du départ de ces trois personnages pour l'Irak, 'Ali craint que cela soit le point de départ d'une division de la communauté. (Fath Al-Bâri 13/72)
Alî décide alors, avec l'objectif de clarifier les choses, d'aller, à la tête lui aussi d'un groupe, trouver les trois compagnons partis pour Bassora. Son fils Al-Hassan l'implore de ne pas quitter Médine et d'attendre que les choses se calment d'elles-mêmes (Ibn al-Athîr), mais Alî part quand même; Al-Hassan n'aura d'autre choix que celui de se joindre à son père à coeur défendant.
Arrivés face à face, Alî parle en aparté avec Az-Zoubayr et lui demande : "N'avais-tu pas entendu le Prophète dire, alors que tu pliais ma main : "Tu le combattras alors qu'il sera dans son droit, puis il aura le dessus ?"
- "J'avais effectivement entendu cela ; je ne te combattrai donc pas" répond Az-Zoubayr. (Fath Al-Bâri 13/70)
Il qui quitte alors les lieux et prend le chemin de Médine (Fath Al-Bâri 6/276).
La situation est en bonne voie d'être résolue pacifiquement. Malheureusement, pendant la nuit, des insurgés parmi les fauteurs de trouble contre 'Othmân, présents dans le camp de 'Alî, attaquent le camp de 'Aïcha. (Fath Al-Bâri 13/72)
Pensant être attaqué par 'Alî, le groupe de 'Aïcha prend les armes pour se défendre. Voyant le groupe de Aïcha l'attaquer sans raison apparente, 'Alî appelle son groupe à prendre à son tour les armes pour se défendre. Et c'est le début de la bataille dite du Chameau (parce que Aïcha sera, au cours du combat, dans un palanquin sur un chameau). La bataille ne dure qu'une journée et se termine en faveur du groupe de Alî. Alî proclame : "N'achevez aucun blessé, ne tuez aucun fuyard et n'entrez dans aucune demeure". (Fath Al-Bâri 13/72).
Aïcha est traitée par 'Alî avec tous les égards qui lui sont dus; il demande à Muhammad Ibn Abî Bakr, frère de Aïcha, de la conduire à Médine. Le Prophète lui avait dit un jour : "Quelque chose surviendra entre toi et Aïcha.
- Je serai alors le plus malchanceux des humains ! s'était exclamé Alî.
- Non, mais quand cela arrivera, fais-la retourner à son lieu de sécurité" (Fath Al-Bâri 13/70).
La bataille de Siffin (36 H.)
La bataille tourne à la faveur de Alî. Amr Ibn al-As recommande alors à Mu'âwiya d'appeler à un arbitrage sur la base du Coran pour mettre fin au différend qui existe entre eux. Alî, confiant dans le fait qu'il est dans son droit, accepte en disant : "J'ai priorité pour cela ; que le livre d'Allâh soit donc entre nous !". (Fath Al-Bâri 8/748)
L'arbitrage ne donne pas de résultats concrets. (Fath Al-Bâri 12/356)
Sa mort (40 H. ; 60 ans)
Il est mort le 21 Ramadhan de l'an 40H, à 60 ans. Il fut tué par la main d'un kharijite (parmi le peu qu'il en restait) dont le nom était 'Abdou r-Rahman Ibn Mouljam Al-Mouradiyy. Son califat dura quatre ans et neuf mois.
Al-Haçan, Al-Houçayn, et Abdoûllah Ibn Ja'far s'occupèrent de son lavage. Al-Haçan dirigea la prière funéraire qu'ils firent pour lui et il fut enterré peu avant l'aube. Certains disent en face de la Qibla de la mosquée de Koufa. Certains disent devant le palais des gouverneurs et d'autres ont dit au Najaf. Mais la vérité est qu'ils ont dissimulé sa tombe honorée par crainte des nuisances de la part des kharijites.
Sa description physique
Il était
Ses mérites
Le Messager d'Allâh
Le Messager d'Allâh
Les compagnons ont demandé : "Ô Messager d'Allâh qui sont ces quatre personnes".
Le Prophète
Il a aussi été rapporté que le Messager d'Allâh
Le Calife 'Omar, répétait souvent : "Que je ne sois jamais confronté à un problème complexe sans trouver Abou l-Hassan pour le résoudre". (Tabaqât Ibn Sa`d, 2/339)
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